Sur
la base des recherches qualitatives et quantitatives,
il s'avère qu'un vécu migratoire engendre
des conséquences sur l'état de la santé,
bien que la migration ne rende pas a priori
malade. Les données et les évaluations mises
à disposition concernant la santé de la
population migrante dans plusieurs pays d'immigration,
montrent qu'une grande partie de cette population présente
des problèmes de santé. Cette situation
peut également être observée en Suisse.
« La
population avec un vécu migratoire »
ne constitue toutefois pas un groupe homogène.
Les personnes constituant cette population se différencient
en effet par leur âge, leur sexe, leur origine géographique,
socio-économique et socioculturelle. Leur parcours
de vie, les raisons et les circonstances qui ont menées
à la migration ainsi que leur statut de séjour
dans le pays d'accueil contribuent également à
l'hétérogénéité du
groupe. Nombreux sont ainsi les déterminants et
les facteurs qui façonnent la santé de cette
population.
L'exposé
présentera les rapports et les interactions entre
migration et santé avec référence
au modèle développé par la sociologue
allemande de la santé Liane Schenk et ses collaborateurs.
Avec un regard sur la réalité suisse, des
données sur les connaissances scientifiques concernant
la santé dans le contexte migratoire seront abordées
et situées historiquement et politiquement.
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